jeu. Juil 18th, 2019

Pourquoi la Can 2019 est-elle importante pour les Écureuils ?

À l’instar de Christian Bassogog récemment ou d’anciennes gloires du football africain comme Samuel Eto’o, Didier Drogba ou Jay Jay Okocha, la Can 2019 va sans doute mettre en lumière plusieurs autres talents africains. Une occasion à ne donc pas rater pour les jeunes footballeurs, les Ecureuils notamment, désireux d’attirer l’intérêt des grands clubs africains ou européens. Et,  cette Can 2019 a la particularité de se dérouler à une période de la saison où les caméras européennes ne sont plus braquées sur les championnats déjà bouclés.
Les successeurs de Sessègnon avertis…
Seule véritable star de la sélection béninoise, Stéphane Sessègnon est au dernier tournant de sa carrière. En sélection depuis 15 ans, il est l’un des rares éléments, avec Khaled Adénon, Mickaël Poté, Jordan Adéoti ou Emmanuel Imorou, à avoir vécu une expérience au haut niveau et dans des clubs majeurs. Alors que ces différents joueurs ont atteint le troisième âge sportif et vivent une dernière expérience en sélection, l’équipe béninoise a besoin d’autres cadres pour prendre la relève. S’il est vrai que le groupe des Écureuils n’est pas vide de talents, il est aussi vrai qu’il manque des figures qui peuvent s’imposer sur et en dehors du rectangle vert. Et c’est là l’importance d’une préparation pour une bonne relève. Des équipes comme le Ghana l’ont compris en préparant déjà le passage du témoin entre le vétéran Gyan Asamoah, patron des Black stars et la jeune génération. C’est la raison qui justifie l’intérêt des jeunes béninois à se révéler à travers cette Coupe d’Afrique des nations en Égypte. Avec un statut qui ne fait pas d’eux des favoris de la compétition et des noms qui ne font pas sursauter les férus du cuire rond au niveau continental, les Écureuils peuvent néanmoins saisir l’occasion de cette Can pour se faire un nom et une place plus importante sur la scène internationale.
Une relève encore peu préparée
À la lumière d’expériences diverses, le Bénin a pu se construire un groupe de jeunes footballeurs à l’avenir prometteur. La plupart ayant pu se frayer un chemin sur le vieux continent. On pense notamment à Jodel Dossou (FC Vaduz, Liechtenstein), David Djigla et Saturnin Allagbé (Chamois Niortais, France), David Kiki (Red Star FC, France), Mama Séibou (SC Toulon, France) ou Désiré Azankpo (FK Senica, Slovaquie), qui ont tous fait leurs classes au plan national. C’est déjà un premier cap pour eux et une base importante pour la sélection nationale. Seulement, il s’agit d’un parcours relativement peu aguerri pour être déjà des tauliers valides  pour une équipe nationale. Sur cette voie de la préparation pour une relève mieux préparée, les jeunes ont conscience de l’occasion que constitue cette coupe d’Afrique des nations, comme en témoignent les propos de Désiré Azankpo, resté sur le banc lors de la première sortie du Bénin : « Je peux vous dire que je suis très excité par rapport à ce match (contre la Guinée-Bissau ndlr). J’espère avoir ma chance et jouer… » Sur la lancée de leurs prestations en club lors de la saison conclue, le noyau des jeunes Écureuils espère se mettre en lumière pour faire briller le Bénin au pays du Nil et mettre leurs pas, pourquoi pas, dans ceux des stars comme Mohamed Salah ou Sadio Mané.
Herman Ahouandé

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